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Lors de la présentation de la qualité énergétique du champ
biolumineux, j'ai avancé l'idée que chaque zone peut recevoir et
émettre une bande de fréquences particulières et ainsi faire
osciller les cellules pouvant entrer en résonance avec ces
fréquences. Cette résonance serait absolument nécessaire pour
que la région correspondante du corps puisse demeurer dans
un état de santé. Ce mécanisme s'applique aussi à la qualité
psychique, le rayonnement de chaque zone ayant une qualité
psychique qui lui est propre.
En observant la qualité psychique des zones par Écoute
Imaginaire, j'ai constaté que le rayonnement de chacune d'elles
dépendait de la manière dont les différentes étapes de la vie
avaient été apprivoisées. Ceci m'amène à croire que bien qu'à
la naissance tous nos organes soient fonctionnels d'un point de
vue physiologique, leurs qualités énergétique et psychique ne se
développent que graduellement au cours des différentes étapes
de la vie. Ce modèle n'est pas nouveau puisque la tradition
chamanique reconnaissait déjà que chaque chakra était lié à
une étape de la vie.
Selon mes observations, la qualité psychique du champ
biolumineux est toujours organisée par le rayonnement
dominant d'une ou plusieurs zones, ce qui caractérise son
niveau d'organisation. La zone dominante change selon les
étapes de la vie car le passage à une nouvelle étape de la vie
nécessite un changement du niveau d'organisation du champ
biolumineux. Ce changement se manifeste par le transfert de la
dominance d'une zone à une autre, plus complexe.
Le début d'une nouvelle étape de vie est marqué par une
résonance expansive. Ensuite, la tendance limitative prédomine
pendant une certaine période. La qualité psychique du champ
biolumineux accumule alors des informations semblables (c'est-à-
dire de même qualité) correspondant à des comportements
répétitifs qui lui permettent de s'organiser et d'intégrer le niveau
d'organisation de la zone correspondante. Lorsque
l'organisation est atteinte, la qualité psychique du champ
biolumineux devient de nouveau réceptive à une résonance
expansive. Évidemment cette résonance tendra à organiser la
qualité psychique selon un niveau d'organisation encore plus
complexe. La zone pouvant supporter cette résonance
deviendra alors dominante.
Voici une présentation sommaire des étapes de la vie,
chacune étant caractérisée par la dominance d'une zone. Ce
modèle est évidemment trop rigide. Dans la réalité, les étapes
ne sont pas aussi distinctes et peuvent se chevaucher. Ainsi plus
d'une zone pourront être dominantes simultanément ou encore
un individu pourra se dissocier d'une ou plusieurs zones à la
fois.
LE STADE SYMBIOTIQUE ET LE DÉVELOPPEMENT DU FOETUS
Le stade symbiotique est expérimenté par l'enfant tout au
long de son développement dans le ventre de sa mère. Lors des
trois premiers mois de gestation, l'énergie descendante
(tendance limitative) et l'énergie ascendante (tendance
expansive) provenant de l'univers superlumineux créent et
structurent le foetus. Celui-ci reçoit des influx cosmiques de
façon continue et il est en quelque sorte en symbiose avec
l'univers superlumineux. À mesure que le foetus se forme, la
relation avec l'univers superlumineux s'affaiblit et une relation
étroite avec la mère se développe. La conscience de l'enfant fait
une avec celle de la mère. Cette dernière constitue tout son
environnement et elle est son unique source de nourriture. Tout
au long des neuf mois de gestation, il se développe une
communication de type télépathique entre la mère et l'enfant.
C'est par le biais de cette communication télépathique que les
expériences de la mère vont influencer le développement du
foetus. Ses activités conscientes et inconscientes influenceront le
foetus. Ainsi, une mère déprimée peut à son insu affecter le
bébé qu'elle porte.
Tout au long des stades qui vont suivre, l'enfant apprendra
à reconnaître son espace biolumineux c'est-à-dire les frontières
de son espace afin de respecter ses besoins par rapport aux
demandes extérieures.
LE STADE DE LA DÉFINITION DE LA QUALITÉ PSYCHIQUE
De la naissance à environ 18 mois, aucune zone ne
domine la qualité psychique du champ biolumineux. C'est
plutôt une période pendant laquelle la qualité psychique
commence à se définir par rapport à celle de la mère. L'énergie
psychique de l'enfant se développe progressivement à mesure
que ses instincts de conservation et de nutrition sont assouvis.
Ce stade est très similaire au stade oral de la psychanalyse.
Après la naissance, le stade symbiotique est perpétué par le
contact oculaire, les caresses et l'allaitement. Son instinct de se
nourrir amène l'enfant à ne ressentir du plaisir que lorsqu'il a
quelque chose dans la bouche (sein maternel, tétine, doigt,
etc.). L'enfant n'est toujours pas en mesure de différencier son
identité du monde extérieur. La distinction entre le monde
extérieur et lui se fait à mesure qu'il expérimente le plaisir et le
déplaisir. L'instinct de conservation engendre une forme de
narcissisme où la conscience de l'enfant est fixée uniquement
sur le plaisir ou le déplaisir que le monde environnant peut lui
apporter. Après quatre ou cinq mois, l'enfant prend conscience
qu'il est une entité séparée de sa mère. Il désire s'approprier
l'objet extérieur par la bouche.
LA DISSOCIATION LORS DU STADE SYMBIOTIQUE ET DE LA DÉFINITION DE LA QUALITÉ PSYCHIQUE
Une dissociation survenant lors de ce stade indique que
l'enfant n'a pas été en mesure de développer un espace
biolumineux autonome et distinct. Un traumatisme lors du stade
symbiotique et de la définition peut également être à l'origine d'une perturbation
de la définition de la qualité psychique. Deux cas sont
possibles :
L'APPEL DE LA MÈRE PRODUIT UNE QUALITÉ PSYCHIQUE
HYPERACTIVE
La mère exprime inconsciemment un appel à l'aide que
l'enfant capte par télépathie. L'enfant se sent alors responsable
de sa mère ce qui entretient une relation symbiotique avec elle.
Ceci l'empêche de contacter son intérieur car s'il le fait, il sait au
fond de lui qu'il ne pourra plus répondre aux demandes de sa
mère. La qualité psychique de son champ biolumineux se
développe donc de façon extériorisée, ce qui fera de lui une
personne focalisée sur le monde extérieur et en constante fuite
de son intérieur. Il a peur de dévoiler les émotions et désirs qui
l'obligeraient à accepter que la relation symbiotique avec sa
mère n'est plus.
LA PEUR DE DÉCEVOIR LA MÈRE PRODUIT UNE QUALITÉ
PSYCHIQUE HYPOACTIVE
L'enfant ressent qu'il ne peut déplaire à sa mère qu'il
perçoit comme autoritaire. Il n'ose pas se manifester dans le
monde extérieur afin de ne pas lui déplaire, ce qui le garde
dans une relation osmotique avec elle. L'enfant focalise donc
son énergie dans son monde intérieur et développera une
qualité psychique intériorisée, hypoactive.
L'enfant est réservé et se dévoile difficilement malgré sa
grande intelligence. Il dissimule ce qu'il est vraiment afin de
répondre à l'autorité présumée de sa mère. Il conserve ses
passions à l'intérieur de lui-même par peur d'être jugé par sa
mère. Cette relation inhibitrice se poursuivra tant qu'il ne se
permettra pas d'affirmer son droit d'être lui-même vis-à-vis de sa
mère. Pour y parvenir, il devra s'affirmer pour aller à l'encontre
de la présumée autorité de sa mère.
LE STADE COCCYGIEN
De l'âge de 18 mois à l'âge de 3 ans environ, la qualité
psychique du champ biolumineux de l'enfant est caractérisée
par la dominance de la zone coccygienne. Cette période est très
similaire au stade anal de la psychanalyse. L'enfant apprend à
répondre aux pulsions instinctives qui l'animent en essayant de
posséder et de prendre dans ses mains les objets afin de les
retenir ou de les détruire. Il apprend en fait à s'approprier le
monde extérieur par le biais de ses mains. S'il ne peut répondre
adéquatement à ses pulsions, il pourra développer des
tendances agressives envers le monde extérieur.
Durant cette période, l'enfant apprend également à
contrôler son anus. Il découvre un plaisir à expulser et prend
conscience du contrôle qu'il a sur son entourage en expulsant et
retenant ses selles à sa guise. Il peut ainsi exprimer rapidement
ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas. S'il ne vit pas bien
l'expérience d'expulser ses selles, il est possible qu'il développe
un comportement constipé qui l'empêchera de manifester
librement ce qu'il ressent. Lors de ce stade, l'enfant développe
une conscience de son centre de gravité qu'est le bassin. Cette
conscientisation lui permet d'établir une relation énergétique
avec la terre165 et il peut ainsi consolider son identité. Il apprend
à identifier ce que sont les bonnes et les mauvaises actions par
le reflet que sa mère lui exprime. Il peut ainsi développer un
sentiment narcissique lui permettant de se respecter tout en
étant capable d'établir une saine relation avec le monde
extérieur.
Chez l'adulte, la zone coccygienne est en relation avec sa
capacité à répondre aux besoins essentiels qui sont nécessaires
à sa survie (nourriture, argent, habitation, etc.). Toute menace à
sa survie stimulera ses surrénales (glandes associées à la zone
coccygienne) et donc son instinct de vie en préparant son corps
au combat ou à la fuite. Un individu ayant eu une relation
sécurisante avec ses parents aura plus de facilité à répondre
adéquatement aux besoins de sécurité de la zone coccygienne.
LA DISSOCIATION LORS DU STADE COCCYGIEN
Ce déséquilibre biolumineux survient lorsque l'enfant vit
une expérience traumatisante alors qu'il se trouve en plein
apprentissage de manifestation de ses besoins. Selon
l'interprétation qu'il fera de l'événement, il se dissociera de
l'énergie de la zone coccygienne, dominante à ce stade, par une
hyperactivité ou une hypoactivité.
LE SENTIMENT DE NE PAS AVOIR ÉTÉ ACCUEILLI PRODUIT UNE
HYPERACTIVITÉ DANS LA ZONE COCCYGIENNE
Si l'enfant ressent qu'il n'a pas été reçu dans ses demandes
lors du stade coccygien, il risque de réagir en activant fortement
(inconsciemment toujours) sa zone coccygienne.
L'hyperactivité de cette zone lui donne le sentiment qu'il
peut très bien se débrouiller seul pour répondre à ses besoins.
En fait, il ne veut plus être déçu dans ses demandes, c'est
pourquoi il préfère ne plus attendre les autres pour obtenir ce
qu'il veut. L'enfant devient très vite débrouillard et comprend
que pour obtenir ce qu'il veut, il ne doit pas dévoiler ses
intentions réelles. Il devient expert dans l'art de mentir et de
feindre pour obtenir ce qu'il veut. Il est l'enfant manipulateur qui
sait qu'il faut toujours prendre un chemin détourné pour obtenir
ce qu'on veut. Pour s'équilibrer, cet enfant devra apprendre à
reconnaître et accueillir son besoin énorme d'être reçu et aimé
par l'autre.
LE SENTIMENT D'INTERDICTION PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DANS LA ZONE COCCYGIENNE
Si l'événement traumatique produit un sentiment
d'interdiction qui lui cause une trop grande souffrance, l'enfant
se coupera violemment de l'énergie de la zone coccygienne afin
de fuir son corps physique pour ne plus souffrir. Son manque
d'ancrage développera une personnalité plutôt absente qui se
sent facilement envahie par les autres. Il se défend de cet
envahissement en perdant contact avec la réalité. Il évite ainsi
de faire face à ses besoins, convaincu qu'il souffrira si jamais il
reprend contact avec eux.
Son tempérament rêveur lui permet de fuir dans le rêve
pour répondre illusoirement à ses besoins. Il développe ainsi un
monde imaginaire qu'il reconnaît comme sa réalité. Ce monde
imaginaire lui est en fait absolument nécessaire pour éviter
d'expérimenter la souffrance et la douleur que son corps
exprime. Il devra apprendre à accueillir ses souffrances pour
reconnaître les besoins instinctifs qui l'animent.
LE STADE SACRÉ
Entre les âges de 3 et 6 ans environ, la zone sacrée est
dominante. Le développement de l'enfant lors de cette période
correspond en plusieurs points au stade phallique reconnu par
la psychanalyse. Ce stade amène l'enfant à prendre conscience
de ses organes génitaux comme source de plaisir. La petite fille
a le réflexe de stimuler son clitoris tout comme le garçon son
pénis. L'enfant devient conscient de son désir de s'unir aux
autres par l'expérience de la sexualité. L'enfant choisit pour la
première fois un objet sexuel bien défini. Le plus souvent le
garçon s'identifie à son père et la fille à sa mère. La relation que
le garçon développe avec sa mère déterminera son
comportement avec les femmes. De même, la relation que la
fille vivra avec son père déterminera le type de relation qu'elle
vivra avec les hommes. Lors de la 4e et de la 5e année, les
pulsions sexuelles sont déplacées vers d'autres buts, non
sexuels ; elles sont sublimées. Cette période permet à l'enfant de
se définir par rapport aux autres et d'établir des règles éthiques,
sociales et esthétiques. S'il a développé une sécurité suffisante
lors de l'étape précédente, il se distinguera graduellement de sa
mère et de son père, ce qui lui permettra de se réapproprier ses
dimensions féminine et masculine.
Selon mes observations, la dominance de la zone sacrée
est la condition pour devenir un adulte autonome, qui oriente
sa conscience vers sa propre reconnaissance affective et qui
donc est en mesure d'établir des relations réelles avec l'autre.
Elle permet également de confronter ses capacités en regard des
exigences et des attentes des autres.
LA DISSOCIATION LORS DU STADE SACRÉ
Une dissociation de la zone sacrée se produit lorsque
l'enfant ressent une distance de ses parents à mesure qu'il
découvre sa sexualité. Il se dissocie de sa zone sacrée afin de ne
plus ressentir la souffrance qui y est présente. Selon l'intensité
de l'émotion, sa zone sacrée deviendra soit hyperactive pour
éviter de ressentir le vide affectif, soit hypoactive s'il se soumet à
l'émotion, ce qui engendrera un sentiment d'abandon.
LE BESOIN DE FUIR LE VIDE AFFECTIF PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DANS LA ZONE SACRÉE
Si l'enfant refuse de ressentir le vide affectif, la zone sacrée
devient hyperactive ce qui lui donne le besoin de constamment
s'occuper. L'enfant est alors hyperactif ; il désire s'occuper
constamment afin de ne jamais recontacter la douleur. Il est
possible qu'il développe un rapport affectif avec la nourriture
qui l'amènera à manger démesurément dès qu'il ressent le vide
(boulimie). Plus tard, il pourra devenir très sportif ou s'acharner
au travail. En fait, tout ce qui lui permet de ne pas contacter son
vide sera approprié pour lui. Il devra pourtant accueillir ce vide
intérieur afin de pouvoir apprendre à le remplir par sa capacité
à reconnaître les besoins qui s'y trouvent.
LE REFUS D'ACCEPTER LA PERTE DE L'UNION AFFECTIVE AVEC
LE PARENT AIMÉ PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DANS LA ZONE
SACRÉE
La zone sacrée devient alors hypoactive et la personnalité
se développe autour du désir de plaire au parent aimé afin de le
séduire. L'enfant est convaincu que la relation idéale qu'il a
établie avec son père ou sa mère peut le combler totalement. Il
investit donc beaucoup d'énergie dans son imaginaire pour
éviter de faire face à la douleur que représente la séparation.
L'enfant est donc constamment à l'affût dans le but de plaire à
l'un de ses parents. Tous ses gestes ont pour objet d'être valorisé
par le parent concerné ou la personne symbolisant ce parent. À
un niveau inconscient ce désir de plaire est en fait un désir de
retrouver l'amour exclusif qu'il a perdu. Il peut en résulter des
comportements extrêmes tels que cesser de manger pour attirer
l'attention perdue (anorexie).
Tant que l'enfant n'acceptera pas le changement de statut
relationnel qu'il a avec l'un de ses parents, il continuera
d'investir son énergie pour lui plaire. Seule l'acceptation de la
nouvelle relation lui permettra de se distinguer progressivement
de ses parents et de développer un nouveau réseau d'amis qui
lui permettra d'exprimer ses besoins affectifs.
LE STADE SOLAIRE
Le stade solaire comporte deux étapes, toutes deux
dominées par la zone solaire. Il est semblable à la période de
latence et au début du stade de l'adolescence reconnus en
psychanalyse.
La première étape du stade solaire se déroule
approximativement entre les âges de 6 et 11 ans. L'enfant
reconnaît clairement son identité sexuelle et considère le sexe
opposé comme un objet de désir. D'une façon générale, le
garçon va s'identifier aux hommes de son entourage pour
définir sa propre identité et la fille fera de même avec les
femmes.
Au cours de la seconde étape, qui se déroule environ entre
12 et 15 ans, l'enfant apprend à manifester l'identité qu'il s'est
construit au cours de la première étape. Il quitte
progressivement sa relation avec ses parents pour s'ouvrir au
monde et apprend à manifester le pouvoir de volonté qui
l'anime. Grossièrement, le garçon répondra à un désir de
conquérir et la fille, à un désir de plaire et de séduire.
LA DISSOCIATION LORS DU STADE SOLAIRE
Au cours du stade solaire, l'enfant s'identifie à des modèles
féminins ou masculins pour pouvoir s'affirmer. Si, au cours de
cours de cette période, ses parents l'empêchent d'expérimenter
le pouvoir d'affirmation qu'il cherche à manifester, il pourra se
sentir trahi ou pire encore, croire qu'il n'a pas le droit de
s'affirmer.
LE SENTIMENT DE TRAHISON PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DE
LA ZONE SOLAIRE
Le sentiment d'être trahi amène l'enfant à faire le contraire
de ce que les parents souhaitent. Ce comportement dissimule
évidemment de la colère envers les parents. La réaction
naturelle des parents est souvent de punir l'enfant afin de lui
faire comprendre que son comportement n'est pas correct. Cette
réaction des parents entraîne le plus souvent des réactions en
chaîne où l'enfant refuse de se soumettre aux parents. Il est
important de comprendre ici que l'enfant est profondément
blessé puisqu'il n'a pas été reconnu dans son identité. Les
parents doivent donc reconnaître leurs erreurs afin que l'enfant
puisse de nouveau leur faire confiance. À la puberté (2e étape
du stade solaire) ce sentiment de trahison se manifestera
différemment chez la fille et chez le garçon.
Chez la fille.
Chez la fille pubère qui se sent trahie de ne pouvoir
manifester l'image de la femme, la zone solaire devient
hyperactive et le champ biolumineux flamboyant, indiquant que
personne ne l'empêchera de s'affirmer en tant que femme. Très
jeune, elle désire être perçue comme une femme et non pas
comme une fille. Sa façon de se vêtir et de se comporter repose
sur la volonté de séduire son père et par vengeance, d'autres
hommes. Tant qu'elle ne se sent pas reconnue comme une
femme, elle agit comme elle l'entend pour démontrer qu'elle
possède bel et bien ce statut. En fait, cette jeune fille doit ellemême
se donner le statut de femme et cesser de constamment
le solliciter chez son père et les hommes. Pour y parvenir, elle
doit accueillir la peine de ne pas avoir été reconnue comme
femme. Le deuil qui en découlera lui permettra de nourrir son
identité de femme afin de la supporter par elle-même.
Chez le garçon.
Si le garçon pubère se sent trahi de ne pouvoir exprimer
l'image de l'homme qu'il désire manifester, la qualité
énergétique de son champ biolumineux se développera
davantage vers le haut, à partir de la zone solaire. Sa cage
thoracique se développera ainsi plus que la normale, comme s'il
voulait se protéger des blessures de la zone solaire. Très jeune, il
cherche à développer un comportement “d'homme” par lequel
il peut manifester sa domination envers sa mère et les femmes.
Il démontre alors un sentiment de supériorité envers les femmes
qu'il désire. Il aime la femme pour mieux la contrôler afin de se
venger de l'humiliation qu'il a subie. Lorsqu'il reconnaîtra les
sentiments d'amour réels qui l'habitent et qu'il désire partager
avec une femme, il devra faire la paix et accueillir la peine qui
est en lui. Il pourra ainsi dévoiler ce qu'il ressent vraiment pour
une femme.
L'IMPOSSIBILITÉ DE S'AFFIRMER PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DE
LA ZONE SOLAIRE
La trop grande sévérité des parents peut totalement inhiber
l'enfant dans le développement de son identité. Il est incapable
d'exprimer ce qu'il est et répond aux demandes de ses parents
avec soumission. C'est l'enfant hésitant et indécis qui se laisse
contrôler par ses parents, ne connaissant rien d'autre. Il a de la
difficulté à faire des choix et à s'attribuer une identité distincte
de celle de ses parents. Il est souvent solitaire et plus lent que les
enfants de son âge. Il semble fragile et a peur de tout. En fait il
ne se sent pas soutenu par le parent aimé d'où son incapacité à
faire face à la vie. Il a constamment besoin d'être sécurisé par le
parent aimé. Tout ce qu'il entreprend lui apparaît inutile s'il ne
se sent pas supporté par ce dernier. Il doit apprendre à
développer une sécurité intérieure.
Lors de la 2e étape du stade solaire, l'enfant pubère a
l'impression qu'il n'a aucun droit de s'affirmer. Il en résulte un
comportement de je-m'en-foutisme et de désintérêt envers
l'expression de son identité sexuelle car il est convaincu que
personne ne s'intéresse à ce qu'il désire exprimer. Il doit
apprendre à développer une foi envers lui-même.
LE STADE THORACIQUE
Ce stade, qui s'étend environ entre les âges de 16 et 21
ans, est caractérisé par la dominance de la zone thoracique. En
psychanalyse, cette période est similaire au stade de
l'adolescence et au début du stade adulte. La dominance de la
zone thoracique amène chez l'adolescent un vif désir de se
définir par rapport à ses parents. Il désire être reconnu comme
un adulte et apprend à se définir par rapport à la société. Il
apprend à exprimer sa propre créativité afin d'exprimer son
désir de mettre au monde une nouvelle société en accord avec
ses désirs de changement. Devant la difficulté à rendre cette
société meilleure, l'adolescent se révolte contre ses parents et la
société.
En se révoltant, l'adolescent se dissocie de l'émotion sousjacente
à la représentation qu'il s'est faite de la société, de ses
parents et de lui-même. Cette émotion est habituellement une
impression de rejet, de ne pas avoir sa place,
d'incompréhension, etc. Il va ainsi investir son entourage d'une
intention psychique liée à cette émotion. Tant et aussi
longtemps qu'il se dissociera de cette émotion, il réactualisera
des schèmes de pensée qui l'empêcheront de vivre autre chose
que le schème limité dont sa personnalité dispose. Il tiendra son
entourage et la société responsables de tous les malheurs
sociaux, économiques, environnementaux, etc.
Seul l'accueil dans son coeur de cette émotion lui
permettra de reconnaître ce qu'il ressent réellement : son besoin
d'être aimé et d'être reconnu, son désir de faire partie de la
collectivité et de participer à son avancement.
Chez l'adulte, la zone thoracique procure la reconnaissance
de soi et le désir de collaborer avec les autres.
LA DISSOCIATION LORS DU STADE THORACIQUE
À l'adolescence, l'enfant désire être reconnu comme un
adulte ayant des idées nouvelles à apporter à la société. Si ses
parents ne reçoivent pas ses idées, l'adolescent, profondément
blessé dans son coeur, pourra se sentir humilié ou incompris.
L'HUMILIATION PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DANS LA ZONE THORACIQUE
L'adolescent va alors se renfermer sur lui-même en
reprochant aux autres leur manque d'ouverture. Il se dit qu'il n'a
pas besoin de la reconnaissance des autres montrant ainsi sa
détermination à ne pas succomber à la tentation de demander
de nouveau à ses parents de le reconnaître. L'adolescent refuse
ainsi son besoin d'être reconnu par la société et développe un
comportement marginal et révolté. Il tend à se regrouper en
“gang”, microsociété qui l'écoute et qu'il peut influencer.
Sa réaction énergétique provoque une forte tension dans
sa qualité psychique qui semble sur le point d'exploser. C'est en
fait une armure qui empêche l'extérieur de l'atteindre. Toute son
énergie psychique est investie inconsciemment à maintenir cette
armure, plus forte au niveau de la zone thoracique, qu'il ne peut
relâcher sous peine de revivre le contrôle et l'humiliation.
D'une part, il s'autopunit car il se sent coupable d'avoir osé
exprimer son désir d'être reconnu lors de l'adolescence. D'autre
part, il se sent obligé d'affirmer ce qu'il croit puisque le refus de
ses parents de l'accueillir signifie qu'il doit supporter ses idées
afin de donner un sens à sa vie d'adulte. Cette étape oblige
donc l'adolescent à se définir vis-à-vis de ses parents afin qu'il
définisse son identité propre et par le fait même la direction qui
est en train de prendre forme.
LE SENTIMENT D'INCOMPRÉHENSION PRODUIT UNE
HYPOACTIVITÉ DANS LA ZONE THORACIQUE
L'adolescent très sensible aux autres et qui vit un manque
d'ouverture de la part de ses parents aura tendance à se couper
violemment de l'énergie de sa zone thoracique, ce qui
entraînera un affaissement biolumineux au niveau de cette zone
et produira à la longue un manque de tonus musculaire dans
cette région.
Cette réponse énergétique le fait se sentir différent des
autres. Il a l'impression qu'il ne peut faire partie d'aucun groupe.
Il tend donc à s'isoler et à se renfermer sur lui-même. Sa
sensibilité l'amène à avoir de la difficulté à développer sa
personnalité pourtant nécessaire à l'affirmation de son identité.
L'être humain n'est pas à la hauteur de ses attentes.
L'adolescent s'intéresse à la philosophie, à la spiritualité ou à
l'environnement, ce qui donne un sens à sa vie. Il doit toutefois
se méfier de ses nouveaux intérêts car ils sont peut-être une
fuite. L'adolescent doit apprendre à reconnaître les profondes
déceptions qu'il ressent envers la vie et ses parents. Il pourra
ainsi apprivoiser l'énergie de la zone thoracique afin
d'apprendre à intégrer cette sensibilité concrètement dans sa
vie.
LE STADE CERVICAL
La dominance de la zone cervicale marque l'entrée dans le
monde adulte. Elle permet à l'adulte responsable et créateur de
se manifester. Il stimule la société par sa capacité à matérialiser
ce qu'il perçoit dans son monde intérieur.
LE STADE CÉRÉBRAL
C'est le stade de l'adulte mûr qui a le sentiment d'avoir
réussi à s'intégrer adéquatement dans la société. La dominance
de la zone cérébrale favorise une synchronisation des
hémisphères, laquelle permet d'expérimenter le rôle
d'observateur. L'individu apprend ainsi peu à peu à se détacher
de sa personnalité ou, en d'autres mots, des programmations
qui l'animent. Cette déprogrammation lui permet
d'expérimenter le vide intérieur grâce auquel il reconnaît son
essence réelle et où la dualité n'existe plus.
Ces gens ont la sagesse de savoir se retirer au moment où
cela est nécessaire, de prendre du recul et d'agir lorsque cela
s'impose. Ils savent utiliser autant leur aspect rationnel que leur
aspect intuitif.
LE STADE PINÉAL
C'est le stade de la sagesse et il est caractérisé par la
dominance de la zone pinéale qui permet d'établir une relation
étroite avec la dimension transpersonnelle. Il peut en résulter
une profonde communion avec l'intelligence qui régit l'univers.
Ces gens savent agir en profonde communion avec un tout plus
vaste qu'eux-mêmes.
Nombre de gens ont expérimenté cet état momentanément
mais rares sont ceux dont l'activité énergétique de la zone
pinéale est dominante.
LA DISSOCIATION LORS DES STADES CERVICAL, CÉRÉBRAL, PINÉAL
Toute dissociation qui se produit au cours de l'âge adulte
affecte habituellement l'une ou l'autre des trois zones
supérieures (cervicale, cérébrale et pinéale) et est
habituellement une compensation à un déséquilibre dans une
ou plusieurs des quatre zones inférieures. Chaque fois que j'ai
observé des dissociations dans les trois zones supérieures, des
perturbations dans les zones inférieures étaient toujours en
cause. Je n'ai jamais non plus rencontré d'individu dont les
quatre zones inférieures étaient en état d'équilibre. Ceci n'est
pas surprenant puisque l'apprivoisement des zones inférieures
est le travail d'une vie entière.
Extrait du livre : L’Écoute Imaginaire de Sylvain Bélanger et Fabienne Scott, Édition Quintessence, 2004
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