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Ce mouvement de pensée repose sur l'idée que le véritable
agent de la guérison lors de traitements par magnétisme est la
volonté et non pas un fluide magnétique. Cette idée donna
naissance à l'hypnose qui est l'art d'influencer un individu par la
volonté suggestive. Selon le psychiatre Henri F. Ellenberger, la
technique de Mesmer (magnétisme curatif) fut ainsi délaissée
pour progressivement laisser la place à deux techniques :
– La technique verbale, développée par l'abbé Faria et qui
consistait à asseoir le sujet sur un fauteuil confortable et à
lui ordonner de dormir. D'autres hypnotiseurs donnaient
cet ordre d'une voix plus douce.
– La technique de fixation, développée par le chirurgien
James Braid. Celui-ci affirmait que la technique de
fixation permettait d'atteindre le même résultat qu'avec le
mesmérisme. Cette technique s'inspire de la technique de la
fascination qui existait depuis l'ancienne Égypte. Elle
consistait à fixer un point immobile ou légèrement mobile,
lumineux ou non, ou encore à simplement fixer les yeux de
l'hypnotiseur, jusqu'à induction d'un phénomène, selon
Braid purement psychophysiologique, qu'il baptisa
“catalepsie palpébrale”. La catalepsie expliquait et
démystifiait les dimensions magiques et théâtrales qui selon
Braid se retrouvaient dans le mesmérisme. Braid nomma le
sommeil nerveux obtenu par fixation “hypnotisme”.
Aujourd'hui, l'hypnose s'est développée plus
particulièrement grâce aux travaux de Milton Erickson.
Extrait du livre : L’Écoute Imaginaire de Sylvain Bélanger et Fabienne Scott, Édition Quintessence, 2004
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